Avec l’apparition des outils numériques, les modèles de beauté sont biaisés puisque la plupart des photographies de mode sont retouchées entièrement : faire apparaitre des fossettes, agrandir les jambes ou rétrécir la taille, autant de manipulations qui font des mannequins d’aujourd’hui des créatures parfaites. 

Toutefois, depuis le 1er  janvier 2017, toute photographie à usage commerciale montrant un mannequin ayant été retouché pour modifier  son apparence corporelle doit être accompagnée de la mention: « Photographie retouchée ». Cette mention doit être lisible et clairement distincte du message publicitaire ou promotionnel.  

Pourquoi une telle mesure ?  

Le gouvernement explique cette obligation par les conséquences néfastes entraînées par l’exposition des jeunes à des images normatives et non réalistes du corps. Une telle exposition occasionne un sentiment d’auto-dépréciation et une mauvaise estime de soi pouvant avoir un impact sur les comportements de santé. Cette mesure est également considérée comme une avancée dans la lutte contre l’anorexie. 

Cette mention obligatoire est un premier pas pour abolir le culte de minceur et ses effets ravageurs sur la santé.

Quelles sanctions ? 

Les annonceurs qui font usage d’une photographie, dont le corps a été modifié sans  mention de la retouche, seront exposés à une amende minimum de 37.000 euros. Le montant de l’amende peut également être porté à 30 % des dépenses allouées à la publicité. 

Si vous souhaitez avoir plus d’informations juridiques sur le sujet, vous pouvez prendre rendez-vous avec l’un de nos avocats en droit de la publicité