Depuis le 31 Mars 2016, le mouvement Nuit debout fait parler de lui, rassemblant de nombreux citoyens place de la République à Paris. Cependant, cette mobilisation contre la loi El Khomri est entrée dans l’ère des blessés graves.
Dans la nuit de Jeudi à Vendredi, un policier a été victime d’un traumatisme crânien à la suite d’un jet de projectile. Des proportions qui en interpèlent plus d’un.

« Condamner le mouvement non, mais les débordements oui, s’il est légitime de rêver d’un autre monde, il ne l’est pas de le dégrader » a déclaré Anne Hidalgo, maire de Paris.
Effectivement, la mobilisation Nuit debout semble d’avantage rimer avec dégradations de commerces et de mobiliers urbain qu’avec regroupement et partage entre citoyens.

Lundi 11 Avril, Anne Hidalgo avait pris l’initiative de publier un communiqué commun avec les trois maires des arrondissements concernés. Elle y rappelle que la place de la République comporte un très grand nombre de riverains devant être préservés au même titre que les commerçants voire tous les Parisiens du tapage nocturne.

Des mises en gardes ne semblant pas avoir été suffisamment entendues, puisque hier soir, ce sont 27 personnes qui ont été interpellées et 24 mises en garde à vue pour jets de projectile sur les forces de l’ordre, violences et dégradation après la dispersion de Nuit Debout initialement prévue à minuit.
Parallèlement, il aura fallut plusieurs heures aux autorités pour évacuer la place, envahie par les manifestants.

«  À 1h50, une centaine de manifestants particulièrement virulents et mobiles ont forcé le barrage mis en place avenue de la République occasionnant de nombreuses dégradations », explique la préfecture

Déjà dubitative, la droite hausse alors le ton contre cette mobilisation, souhaitant l’interdire suite à cette nouvelle séquence de violences.

 » Je demande très clairement l’interdiction des manifestations, l’interdiction de Nuit debout sur la place de la République, avec une évacuation de la place de la République à Paris. Et je demande également des sanctions plus fermes contre les casseurs et contre ceux qui hier, ont blessé plusieurs dizaines de policiers », a réagi le député Éric Ciotti.

Au total, c’est 200 policiers qui ont été blessés depuis le début de ce mouvement. Dénonçant une mansuétude coupable du gouvernement à l’égard de ces manifestants, le parlementaire a également demandé la dissolution des mouvements d’extrême gauche très violents qui légitiment la violence.

 » Il ne faut pas laisser se réinstaller ! Les pavés sont enlevés, les monuments sont tagués, c’est un gigantesque urinoir. Rendons cette place aux Parisiens ! », lance de son côté Frédéric Péchenard, le vice-président de la région Île-de-France.

Ainsi, le député Philippe Goujon demande des condamnations plus fermes que celles qui ont été publiées jusque là, s’agaçant devant le coût du nettoyage quotidien de la place et la réparation des pavés et des bancs.

Pareillement, c’est une indemnisation pour les commerces touchés par le mouvement qui sera exigée.