La semaine dernière, Maître Kami Haeri, a rendu au ministère de la Justice un rapport sur l’’avenir de la profession d’’avocat.
Ce rapport, remis le 2 février, explique que si la profession a subi cette révolution, ce n’’est pas elle qui l’a impulsé.

On vous présente en quelques lignes les points importants de son rapport :

Il nous montre que la profession d’’avocat devient plus moderne, c’est-à-dire : plus jeune, plus féminisée et plus digitalisée.
Mais il considère que l’’offre et la demande ne sont pas en adéquation, c’’est-à-dire que l’’avocat estime que la demande principale du client est de couvrir tous ses risques, hors le client à des attentes plus simples : prix faibles, réactivité, transparence….

C’’est d’ailleurs cette inadéquation qui a ouvert la faille à de nouveaux acteurs : les « legaltechs », des entreprises qui permettent l’’automatisation d’un service juridique.
De plus, on retrouve les « legal bots », qui permettent, grâce à l’’intelligence artificielle, de gagner du temps dans la recherche de jurisprudences.
Ce genre d’’outils va modifier le comportement des avocats.

Maître Haeri, propose également d’’améliorer la formation et l’’entrée sur le marché du travail en proposant à cette nouvelle génération les capacités pour se vendre sur Internet.
Il n’exclut pas également la possibilité de noter les prestations des avocats par les internautes.

Il nous explique que jamais la profession d’avocat n’a été confrontée à autant de changements en si peu de temps. Il y a déjà eu des changements précédemment dans la profession, mais ils n’ont pas énormément modifié la profession.

Quelques chiffres : les effectifs ont doublé en vingt ans, environ 30% des avocats changent de voie après dix ans d’exercice.
Enfin, le chiffre d’affaires de la profession d’avocat a été multiplié par trois en vingt ans.

Retrouvez l’intégralité de l’analyse de Maitre Haeri en cliquant ici