[Interview] Trouver un stage en cabinet d’avocats : l’expérience concrète d’une étudiante en droit entre candidatures, réseau et réalité du terrain
Entre candidatures spontanées et stratégie, une étudiante raconte la vraie recherche de stage en cabinet.
Trouver un stage en cabinet d’avocats est plus complexe qu’il n’y paraît. Peu d’annonces, beaucoup de candidatures spontanées, des attentes parfois floues côté cabinets comme côté candidats… Pour mieux comprendre cette réalité, nous avons échangé avec une étudiante en droit international des affaires. Son témoignage éclaire autant les étudiants que les cabinets qui recrutent.
À retenir
Le recrutement en cabinet d’avocats reste encore peu structuré, alors qu’il est décisif pour les cabinets comme pour les futurs avocats.
- Les candidatures spontanées dominent encore, faute de plateforme de recrutement réellement adaptée au secteur juridique
- Les stages sont une étape importante dans le parcours d’un avocat
- Justifit Recrutement permet de structurer et simplifier le recrutement
Le profil de l’étudiante interrogée
L’étudiante que nous avons interrogée, Soline, suit un master en droit international des affaires et a obtenu un LL.M à Sydney. Avant cela, elle a effectué une double licence en droit et langues étrangères appliquées, en anglais et en espagnol.
Soline a déjà réalisé deux stages en cabinet d’avocats, en droit des affaires, qui lui ont permis de découvrir concrètement la pratique et de commencer à se positionner vers le contentieux.
Le parcours étudiant de Soline est une bonne illustration de la nouvelle génération de juristes :
- une forte dimension internationale
- une volonté d’acquérir rapidement une expérience concrète en cabinet
- une orientation qui se construit progressivement au fil des expériences.
Son parcours est aussi intéressant parce qu’il reflète une réalité fréquente chez les étudiants en droit : choisir un master, affiner ses envies au fil des stages afin de comprendre sa future spécialisation au contact du terrain plutôt qu’en salle de cours.
- Le LL.M (Master of Laws) est un diplôme de master en droit, généralement obtenu à l’étranger, très valorisé dans les parcours juridiques internationaux
- Les stages et premières expériences restent souvent plus révélateurs que la théorie sur l’orientation future
Trouver un stage reste compliqué pour les étudiants en licence
Justifit : Comment ça se passe pour trouver un stage quand on est encore en licence ?
Soline : « Franchement, c’est très difficile. En licence, nous découvrons le droit et nous ne sommes pas encore capables de répondre concrètement aux attentes d’un cabinet. En général, les cabinets prennent des stagiaires à partir du Master ou de l’École d’avocats. Autrement, en licence les stages proposés sont souvent très courts, davantage orientés vers l’observation. Cela permet de comprendre le fonctionnement d’un cabinet, mais pas encore de produire réellement. Et pourtant, ces expériences sont essentielles, car l’accès au master est compétitif et nécessite déjà d’avoir montré un intérêt pour le métier. Il y a donc une forme de cercle : il faut un stage pour avancer, mais il reste difficile à l’obtenir. »
- Les stages en licence servent surtout à avoir un premier aperçu du métier
- Le réseau (recommandations, contacts personnels ou professionnels) facilitent l’accès à une première expérience : il ne faut pas négliger ses professeurs ni ses camarades de promotion, qui peuvent être de véritables relais
- La durée courte d’un stage limite l’implication dans les dossiers
Le stage, un complément essentiel à la formation des étudiants
Justifit : Quand est-ce que la formation devient concrète ?
Soline : « Je n’ai jamais autant appris que durant mes stages. C’est à ce moment-là que les choses deviennent concrètes, on passe d’un droit théorique à un droit appliqué. Il faut rédiger, effectuer des recherches juridiques et naviguer à travers des dossiers concrets. Les études de droit donnent un cadre et des bases, mais les stages sont véritablement formateurs. C’est à ce moment que se développent les réflexes professionnels et que les attentes du cabinet deviennent claires. C’est également à ce stade que l’orientation se précise progressivement, ; certains étudiants découvrent des matières à cette occasion et choisissent ensuite de s’y spécialiser.»
- La pratique en cabinet est indispensable pour devenir opérationnel
- Les stages durant l’école d’avocat est un moment clé de l’orientation professionnelle
- C’est souvent le stage qui confirme une orientation
Étendre les candidatures à toutes tailles de cabinet
Justifit : On parle souvent des gros cabinets. Est-ce qu’il n’y a que ça ?
Soline : « Non, pas du tout. On en parle beaucoup, et ils suscitent un grand intérêt pour les étudiants, mais de plus petites structures recrutent aussi. Et parfois, c’est même mieux pour apprendre car tu touches à plus de choses. Tu n’es pas enfermé dans une seule matière et quand tu ne sais pas encore vers quoi te spécialiser, c’est vraiment un avantage. On m’a souvent conseillé de varier mes expériences et de ne pas faire uniquement des stages en grandes structures, pour découvrir d’autres façons de travailler. »
- Les plus petites structures offrent parfois plus de polyvalence
- Ils permettent de tester plusieurs matières
- Varier les structures permet d’identifier l’environnement professionnel le plus adapté à ses attentes et à son projet.
La candidature spontanée reste encore très répandue dans le secteur juridique
Justifit : Comment vous cherchez concrètement ?
Soline : « Beaucoup de candidatures spontanées. C’est clairement le principal canal aujourd’hui, en grande partie faute de solutions réellement adaptées au recrutement juridique sur le marché. Les candidats envoient des CV, des lettres de motivation, relancent… et adoptent parfois une approche plus directe. J’ai une copine qui se déplace directement au cabinet pour déposer son CV. Le problème, c’est qu’il n’est pas toujours évident d’identifier les cabinets qui recrutent : les candidatures partent donc parfois à l’aveugle, avec peu de réponses à la clé. Cela demande de la patience et de la persévérance. »
- La candidature spontanée reste majoritaire en cabinet
- Le timing et le ciblage font la différence
- Relancer est souvent nécessaire
À noter :
Ce fonctionnement repose encore largement sur l’initiative individuelle. Pourtant, des solutions commencent à émerger pour structurer le recrutement en cabinet d’avocats. C’est notamment l’objectif de plateformes comme Justifit Recrutement, qui permettent aux cabinets de publier leurs besoins et aux candidats d’identifier plus facilement les opportunités.
Des cabinets submergés de candidatures
Justifit : Côté cabinet, comment ça se passe à votre avis ?
Soline : : « Ils reçoivent énormément de candidatures tous les jours.
Souvent, il n’y a pas de service RH dans un cabinet : ce sont les associés qui reçoivent les candidatures et qui regardent entre deux dossiers. Ils n’ont donc pas le temps. Ils lisent un CV en quelques secondes. Si ce n’est pas clair ou s’il y a des fautes, c’est éliminé directement. Il faut partir du principe qu’ils n’ont pas le temps de chercher à comprendre : c’est à nous d’être efficaces dès la première lecture. »
- Un CV lisible en 5 secondes
- Zéro faute, mise en page irréprochable
- Une lettre courte et ciblée
Le stage : une opportunité vers la collaboration
Justifit : Le stage final est-il stratégique ?
Soline : « Oui, complètement. Il arrive que le stage final de l’école d’avocats débouche sur une collaboration, même si cela reste bien sûr incertain. Le stage demeure avant tout une période de formation, mais il peut aussi constituer une opportunité de s’inscrire dans la durée au sein du cabinet. Le cabinet apprend alors à te connaître concrètement dans le travail, et, de ton côté, tu peux apprécier son fonctionnement et ses méthodes. Il est donc important d’adopter une approche stratégique dans le choix du cabinet, en privilégiant un environnement dans lequel tu pourrais te projeter à long terme. »
- Les stages peuvent déboucher sur une collaboration
- Le choix du cabinet doit être stratégique
Ce que les candidats regardent vraiment aujourd’hui
Justifit : Qu’est-ce qui compte vraiment pour vous ?
Soline : « La notoriété, oui, ça compte. Les grands noms apportent une plus-value sur un CV. Cela rassure et valorise un parcours, surtout au début. Mais ce n’est pas le seul critère. L’ambiance, lorsque l’on sent que les stagiaires sont réellement suivis et impliqués dans les dossiers ; cela rend le cabinet particulièrement attractif et donne envie d’y candidater.
Aujourd’hui, ces éléments sont plus accessibles, notamment via LinkedIn ou en échangeant avec d’anciens stagiaires. L’objectif reste de rejoindre un cabinet dans lequel il est possible de progresser, et pas simplement d’y passer six mois. »
- L’ambiance et le management deviennent clés
- Les missions doivent être formatrices
- Les retours d’expérience sont de plus en plus consultés
Un constat clair : le recrutement en cabinet d’avocats reste peu structuré
À travers ce témoignage, une réalité ressort clairement : les cabinets d’avocats recrutent encore très souvent sans service RH dédié, les candidatures sont majoritairement spontanées et les étudiants manquent de visibilité sur les opportunités réelles.
Les limites du recrutement actuel en cabinet
- Processus informel et non structuré
- Peu d’annonces publiées
- Tri des candidatures chronophage pour les associés
- Manque d’informations pour les candidats (missions, équipe, management)
La solution : Justifit Recrutement
Dans ce contexte, Justifit Recrutement apporte une réponse simple et adaptée aux cabinets. Au lieu de dépendre uniquement du spontané, ils peuvent :
- Publier une offre claire et visible
- Présenter leurs missions et leur fonctionnement
- Toucher une audience juridique qualifiée
- Recevoir directement les candidatures
Les bénéfices côté candidats
- Identifier les cabinets qui recrutent réellement
- Comprendre les postes et les attentes
- Candidater de manière ciblée et pertinente
Les bénéfices côté cabinet
- Structurer le recrutement sans service RH dédié
- Gagner du temps dans le tri des candidatures
- Attirer des profils plus qualifiés et mieux ciblés
- Gagner du temps sans RH dédié
- Structurer et clarifier le besoin
- Attirer des candidatures plus qualifiées
Conclusion
Le témoignage de cette étudiante montre une chose simple : le recrutement en cabinet d’avocats repose encore largement sur l’informel. Structurer cette rencontre entre cabinets et candidats devient aujourd’hui un enjeu clé. C’est cet enjeu que Justifit Recrutement adresse.
Points clés
- Le stage forme davantage que l’école d’avocats
- Les petits cabinets sont une vraie opportunité
- Les candidatures spontanées dominent encore
- Le stage de l’école d’avocats peut mener à une collaboration
- Les cabinets recrutent souvent sans RH
- Justifit Recrutement simplifie et structure le process
Historique de l’article
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