[Interview] Maître Héloïse Gimbert raconte son passage du cabinet à l’indépendance et livre les clés pour se construire une image alignée et efficace

Quitter un grand cabinet pour construire sa propre marque d’avocate : le récit éclairant d’Héloïse Gimbert.

Changer de posture, assumer son autonomie, poser ses tarifs : Maître Héloïse Gimbert a sauté le pas. Après cinq années en cabinet parisien, elle s’est lancée seule, avec ses clients, sa vision et sa ligne éditoriale. Derrière l’image de l’indépendance, elle raconte aussi les coulisses : les surprises, les ajustements, et les vérités qu’elle aurait aimé entendre plus tôt.
Un témoignage utile à tous ceux qui envisagent, rêvent ou préparent leur installation.

À retenir

Maître Héloïse Gimbert a créé son cabinet HGI dédié au droit de l’immobilier et à la médiation début 2026, après avoir développé sa clientèle en parallèle de sa collaboration. Son parcours montre qu’il est possible de concilier exigence juridique, posture entrepreneuriale et communication digitale.

  • Lancement en janvier 2026 après 5 ans en cabinet
  • Spécialisée en baux commerciaux, clients dans la restauration, l’hôtellerie, l’immobilier
  • Activité forte sur LinkedIn, positionnement clair
  • Surprise : la gestion administrative, très chronophage
  • Approche cadrée : provision systématique + convention d’honoraires
  • Membre de l’ACE, Rise, Femme & Droit, autres associations affinitaires

Une décision mûrie, une clientèle déjà en place

Après plusieurs années en cabinet, Maître Gimbert avait atteint un niveau d’autonomie sur ses dossiers et gérait déjà sa propre clientèle.

« J’avais mes clients personnels, des dossiers en baux commerciaux, et je sentais un décalage entre ce que je faisais et ce qui était possible dans le cabinet. »

L’envie d’alignement, de maîtrise de son image et de développement personnel a été déterminante. Elle se lance officiellement le 1er janvier 2026.

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La réalité de l’administratif en solo

Ce qui l’a le plus surprise ? L’ampleur de la gestion administrative, souvent sous-estimée par les jeunes avocats. En cabinet, cette partie était gérée en interne, mais une fois indépendante, tout repose sur elle : cadrer la mission, contractualiser, relancer, suivre… Une charge mentale et technique non négligeable.

Bon à savoir :
  • Rédiger, envoyer et suivre les conventions d’honoraires
  • Émettre et relancer les factures clients
  • Gérer les provisions et formaliser la relation dès le premier échange
  • Suivre les paiements, prévoir la trésorerie, gérer les délais

« En cabinet, je gérais les dossiers sur le fond, mais je ne touchais jamais à cette partie-là. Ça prend du temps, même avec des outils. »

Elle cite notamment Hub Avocat, Notion IA comme aides précieuses au quotidien.

La communication : un vrai chantier stratégique

Dès son lancement, Maître Gimbert a identifié un levier de visibilité : LinkedIn. En postant un contenu expert (un post sur 12 arrêts marquants en immobilier), elle réalise l’impact immédiat de ce canal :

« J’ai été surprise par le nombre et la qualité des retours. Au-delà de la satisfaction personnelle, j’ai compris que LinkedIn permettait de créer du lien, de gagner en visibilité et de se positionner au sein d’une communauté professionnelle. »

Sa stratégie :

  • Transparence et accessibilité : un ton clair, moins formaté
  • Régularité : une ligne éditoriale en construction
  • Partage d’expérience : positionner l’avocat comme un partenaire
Bon à savoir :
  • Le contenu juridique pédagogique fonctionne très bien
  • Les posts qui exposent une vision personnelle suscitent plus d’interactions
  • LinkedIn > Instagram au début : Héloïse préfère miser sur un réseau déjà actif

Cadrer la relation client dès le premier échange

La relation client change radicalement quand on devient indépendant. Selon Héloïse, il faut poser les règles dès le début :

  • Convention écrite
  • Provision obligatoire avant tout travail
  • Délai de réponse réaliste et assumé

« Je suis jeune, mes clients aussi. On s’entend bien, mais ce n’est pas une raison pour perdre le cadre. »

Elle apprend à dire non à certains profils, surtout ceux qui ne respectent ni le temps ni la valeur du travail juridique.

Un réseau, une posture, un état d’esprit

Pour sortir de la solitude de l’indépendance, Héloïse s’implique dans plusieurs réseaux :

  • ACE – Avocats entrepreneurs : L’ACE accompagne les avocats dans une vision entrepreneuriale du métier, mêlant stratégie, développement de clientèle et gestion de cabinet. Voir l’article de la co-présidente de l’ACE JA Paris : Maître Laura Mancini.
  • RISE : RISE fédère une nouvelle génération d’avocats désireux de dépoussiérer la profession, à travers des échanges, des formations et une posture tournée vers l’innovation.
  • Femmes & Droit : Cette association œuvre pour la valorisation des femmes dans la profession d’avocat, en créant des espaces de parole, de soutien et de mise en lumière des parcours.
  • Associations affinitaires du Barreau de Paris : Ces groupes réunissent les avocats autour de passions ou de valeurs communes, renforçant la convivialité et la solidarité au sein de la profession.

« L’entraide entre avocats indépendants est bien plus forte qu’en grand cabinet. »

Et l’intelligence artificielle dans tout ça ?

Maître Gimbert utilise l’IA à la marge, pour gagner du temps sans rogner sur la qualité :

  • Doctrine IA : analyse de jurisprudence, comparaison de conclusions
  • Notion IA : structuration de contenu
  • Tests à venir : Haïku Legal, transcriptions de rendez-vous

« Je garde le contrôle. L’IA m’aide, mais ma valeur ajoutée est ailleurs. »

Ses conseils pour les jeunes avocats

Oser, c’est la clé. Se lancer en indépendant, ce n’est pas sauter dans le vide, c’est construire pas à pas un exercice qui nous ressemble. Maître Gimbert partage les conseils qu’elle aurait aimé entendre plus tôt :

  • Commencer tôt à développer sa clientèle personnelle, même en collaboration
  • Assumer une posture d’avocat indépendant, même dans un cabinet
  • Créer du contenu régulier, même s’il n’est pas encore parfait
  • S’entourer dès le début, pour éviter l’isolement
  • Ne pas attendre d’être « prêt » pour prendre la parole
À noter :
Elle déconseille les cabinets qui interdisent toute clientèle personnelle, malgré le droit pour le collaborateur de la développer.

Qui est Maître Héloïse Gimbert ?

Avocate au barreau de Paris, Maître Héloïse Gimbert exerce principalement en droit immobilier et commercial. Elle s’est spécialisée dans les baux commerciaux, accompagnant des restaurateurs, hôteliers, enseignes et entrepreneurs dans leurs projets immobiliers.

Formée dans de grands cabinets parisiens, elle a développé très tôt une clientèle personnelle avant de créer son propre cabinet en 2026 (cabinet HGI). Elle combine une expertise technique rigoureuse avec une approche humaine du conseil, notamment via la médiation, qu’elle pratique également.

Conclusion

Maître Héloïse Gimbert incarne une génération d’avocats plus libres, plus visibles, plus entrepreneurs. Son témoignage donne des repères concrets pour ceux qui envisagent à leur tour de créer leur cabinet.

Points à retenir :

  • Lancer son cabinet est possible avec une clientèle personnelle déjà initiée
  • L’administratif est plus lourd que prévu : anticipez-le
  • LinkedIn peut être un outil puissant de positionnement
  • Cadrer la relation client est essentiel pour éviter les malentendus
  • S’entourer (réseaux, outils, prestataires) change tout
  • Oser prendre la parole, même sans être « parfait »

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