La notion de droits de la femme apparait la première fois avec la Déclaration des Droits de la Femme et de la citoyenne. Au cours du temps, plusieurs figures phares émergent qui défendent les droits de la femme, comme Jeanne Chauvin, Gisèle Halimi, Dominique de la Garanderie, Christiane Féral-Schuhl et Vrinda Grover.

Une fois ceci dit, que pouvons-nous retenir des droits civiques, juridiques ainsi qu’au travail qui ont été accordés aux femmes?

L’évolution du droit international des droits de la femme s’articule autour de plusieurs milestones:

  • 1791 : Emergence de la Déclaration des Droits de la Femme et de la citoyenne. Elle « naît libre et demeure égale à l’homme en droits ».
  • 1880 : Accès des filles à l’enseignement secondaire en droit de l’éducation
  • 1900 : Serment de Jeanne Chauvin et Sophie Balachowsky-Petit, premières femmes avocates à entrer au barreau
  • 1944 : De Gaulle accorde le droit de vote et le droit d’éligibilité aux femmes.
  • 1975 : Grâce au travail de Simone Veil, l’IVG, Interruption volontaire de grossesse est légalisée en France. En parallèle, mise en place de l’obligation de mixité pour tous les établissements publics d’enseignement.
  • 2001 : Adoption d’une nouvelle loi sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
  • 2020 : Mise en place d’un décret anti-rapprochement qui permet de contrôler à distance conjoints ou ex-conjoints violents
Points clés à retenir :
  • L’IVG : Interruption Volontaire de Grossesse.
  • 2001 : Adoption d’une nouvelle loi sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

 

Qui sont les 5 femmes avocates porte-parole des droits de la femme ?

Le combat commence en 1791. Olympe de Gouges rédige les « déclarations des droits de la femme et de la citoyenne », premier pas vers la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne qu’elle inspire par ses textes. Dans son sillage, Simone Veil (1927-2017), ministre de la Santé de 1974 à 1979 émet la très célèbre loi sur l’interruption volontaire de grossesse en 1975. Dépénalisons l’avortement !

En continuité, d’autres figures emblématiques de l’époque, tels que Auguste de Morsier et Camille Vidart ont encouragé Le mouvement féministe de 1912.

Plus récemment, Malala Yousafzai, militante du droit des femmes à l’éducation s’est vue décerner le prix Nobel de la Paix en 2014. Toutes ces figures pionnières du féminisme ont participé à l’évolution des droits internationaux de la femme.

Avocats, avocates, voici notre TOP 5 des avocat(e)s qui ont contribué à faire entendre les droits des femmes !

  • Jeanne Chauvin (1862-1926)

C’est la première avocate française à plaider en tant qu’avocate en 1901. Sa position, symbolique, est le reflet de l’avancée du droit de la femme à exercer certaines professions auparavant réservées exclusivement à la gent masculine.

  • Gisèle Halimi (1927-2020)

C’est une avocate franco-tunisienne. Refusant un mariage arrangé à l’âge de 15 ans, elle continue sa scolarité en France. L’affaire Bobigny, son procès le plus connu, a aidé à l’aboutissement de la loi Veil sur la dépénalisation de l’IVG, en 1975, par Simone Veil.

  • Dominique de la Garanderie (1943-)

Elle est née en 1943. C’est la première femme à avoir été élue bâtonnière de l’Ordre des avocats du barreau de Paris. Son travail acharné lui permet de prendre la place de fondatrice et Présidente de l’Association des femmes juristes.

  • Christiane Féral-Schuhl (1957-)

Née en 1957, Christiane Féral-Schuhl se distingue comme deuxième femme élue bâtonnière et première femme à présider le Conseil national des barreaux. Par son travail et sa lutte sans fin, elle espère mettre un terme au sexisme ambiant de son milieu professionnel.

  • Vrinda Grover

Vrinda Grover, avocate indienne dont nous avons peu d’informations biographiques, militante des droits des femmes, est intervenue dans l’affaire d’agression de Soni Sori, défenseuse des droits humains. A ce jour, Vrinda Grover est membre de la société civile d’ONU Femme en Inde.

Points clés à retenir :
  • 1791 : Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne.
  • 1944 : obtention du droit de vote des femmes en France.
  • 2001 : adoption d’une nouvelle loi sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Et maintenant ?

Depuis le XXème siècle, les choses ont véritablement commencé à évoluer pour les femmes en France, à travers la mise en place de nouvelles lois et de nouveaux décrets en leur faveur. De plus, le travail légué aux juristes et aux avocats pénalistes du XXIème siècle reste important.