Depuis toujours, il existe une certaine différence entre les traitements réservés aux hommes et ceux destinés aux femmes. Pour cette raison, les droits consacrés à la femme ont été mis en place pour la première fois en 1791. Ces textes découlent des « déclarations des droits de la femme et de la citoyenne » d’Olympe de Gouges. À l’heure actuelle, la conceptualisation du féminisme en France est en plein essor. Résultat, de plus en plus de droits dédiés aux femmes y sont reconnus. Désireux d’en savoir plus sur les droits de la femme et leurs caractéristiques ? Contactez un de nos avocats spécialisés en droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine pour vous aider. Découvrez tout ce qu’il faut retenir à ce sujet.

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Alt="Les temps forts de l'histoire des droits des femmes"

 

 

 

Quels sont les temps forts de l’histoire des droits de la femme ?

Pour mieux comprendre l’évolution du droit international des droits de la femme dans le temps, voici une liste des événements marquants qui y sont liés au fil de l’histoire :

  • 1791 : La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne souligne que « la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits».

Alt="Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne"

  • 1880 : Accès à l’enseignement secondaire aux filles en droit de l’éducation.

Alt="Accès à l’enseignement secondaire aux filles en droit de l’éducation"

  • 1900 : Ouverture du barreau des avocats aux femmes. Jeanne Chauvin est la première avocate à y entrer.

Alt="barreau des avocats aux femmes"

  • 1944 :Obtention du droit de vote et d’éligibilité des femmes par l’ordonnance du Général de Gaule

Alt="Obtention du droit de vote et d’éligibilité des femmes"

  • 1966 : Reconnaissance de la liberté de gestion des biens propres de la femme et de l’exercice d’une activité professionnelle sans l’accord du mari.

Alt="liberté de gestion des biens propres de la femme"

  • 1975 : Autorisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Alt="Autorisation de l’interruption volontaire de grossesse"

  • 1975: Création de l’obligation de mixité dans les établissements publics d’enseignement.

Alt="obligation de mixité dans les établissements publics d’enseignement"

  • 1991 : Nomination de la première femme « premier ministre», Edith Cresson.

Alt="Nomination de la première femme « premier ministre», Edith Cresson"

  • 2001 : Adoption d’une nouvelle loi sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

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  • 2020 : Mise en place d’un décret sous forme de dispositif électronique mobile anti-rapprochement visant à contrôler à distance les conjoints ou ex-conjoints violents.

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Qui a défendu les droits de la femmeau niveau international ?

Pour défendre les droits de la femme, personne n’est mieux placé qu’une femme elle-même. Ainsi, au fil du temps, de nombreuses femmes se sont lancées dans le combat pour défendre leurs causes. De Émilie Gourd jusqu’à Malala Yousafzai, les femmes n’ont cessé de se battre pour rectifier les injustices qu’elles subissent quotidiennement.

En général, les femmes travaillant dans le monde des médias sont les plus influentes et les plus actives. Parmi ces dernières se trouve Clara Zetkin. Née le 5 juillet 1857 à Wiederau dans le royaume de Saxe, elle décède le 20 juin 1933 à Moscou. Il s’agit d’une célèbre figure féministe de type socialiste. À la fois journaliste, enseignante et femme politique, elle est également l’initiatrice de la journée de la Femme. Comme parcours marquant, elle a été membre de l’aile gauche du SPD et a aussi rejoint l’USPD constituant la Ligue spartakiste. De plus, elle a endossé la charge de députée au Reichstag au cours de la République de Weimar de 1920 à 1933.

En matière d’ambassadrice du féminisme, Émilie Gourd est aussi incontournable. De nationalité suisse, elle est née le 19 décembre 1879 à Genève. Elle est à l’origine des noms de la rue Émilie Gourd à Genève, d’un collège, d’une école de commerce et d’une Fondation basée sur les débats féministes de la Suisse romande. Elle est d’abord connue comme étant l’une des représentantes de l’association genevoise pour le suffrage féminin, puis en devient la présidente. Par la suite, elle crée le journal « le mouvement féministe » et occupe la place de rédactrice en chef jusqu’à sa mort en 1946.

Dans le monde des médias, Oprah Winfrey est aussi considérée comme la papesse du féminisme. Elle n’hésite pas à utiliser « sa couleur », sa notoriété et son intelligence pour mener à bien son combat.

En 2009, Malala Yousafzai devient célèbre dans le monde entier grâce à son blog et son ouvrage montrant son point de vue sur l’éducation. À travers son parcours, sous la domination des talibans, elle motive bon nombre de femmes à militer afin d’obtenir le droit à l’éducation.

Quels sont les droits de la femmereconnus internationalement ?

Au fil de leurs combats, les femmes ont réclamé des droits déjà existants, mais automatiquement accordés aux hommes. Autrement dit, la gent féminine lutte constamment pour l’égalité des traitements entre les deux sexes opposés.

Jusqu’à ce jour, les droits attribués aux femmes sont les suivants :

  • Le droit naturel : il s’agit du droit accordé à l’animal rationnel qu’est l’Homme afin de garantir sa survie.
  • Le droit de vote : ce concept signifie que la femme se place au même rang que les hommes et a le droit de choisir un dirigeant pour son pays. À cet effet, elle peut aussi participer à la vie politique et à l’élaboration des lois. Actuellement, ce droit est accordé à toutes les femmes du monde entier, et ce, même en Arabie saoudite.
  • Le droit de propriété : il s’agit du principe selon lequel les femmes peuvent dire non à la doctrine de coverture. Cette dernière consiste à accorder la pleine propriété des biens des deux époux au conjoint. Ainsi, en droit de la famille, le patrimoine d’une femme ne peut, en aucun cas, tomber entre les mains de son mari. Ernestine Rose fait partie de ces femmes qui ont refusé l’application de la coverture.
  • Le droit au travail en droit social : il consiste surtout à donner un accès à l’emploi de manière non discriminatoire aux femmes. Ainsi, elles doivent percevoir des revenus égaux à ceux des hommes.
  • Le droit à l’éducation : il s’agit d’un droit fondamental qui a fait couler beaucoup d’encre. En effet, même actuellement, certains pays ne l’accordent pas aux femmes. Parmi les plus connus figure le Soudan du Sud.
  • Le droit à la sécurité : consacré par la déclaration des Nations unies sur l’élimination de la violence contre les femmes, le droit à la sécurité vise surtout à lutter contre la violence conjugale, une infraction punie par la loi en droit pénal.

Il existe toutefois une exception au combat pour l’égalité des genres. Le droit à la reproduction est certes accordé aux hommes, mais le droit à l’avortement ne les concerne pas directement. Du côté des femmes, le droit à l’avortement reste encore un sujet à débat dans la majeure partie des États du monde. La question du droit à la vie de l’embryon en contrepartie de celui de la mère en est la raison.

Depuis quand le droit au travail est-il accordé aux femmes ?

Les civilisations les plus anciennes avaient déjà accepté le travail des femmes. À titre d’exemple, avant la fin du XVe siècle, il existait des femmes médecins, forgeronnes…Bien que la femme soit qualifiée de « sexe faible », elle n’en joue pas moins un rôle prépondérant dans la société. Pourtant, il faudra attendre le XXe siècle pour que les choses commencent à évoluer concrètement. À cette époque, les femmes avaient en effet besoin de la permission de leur époux pour toucher leur salaire. Durant la Première Guerre mondiale, des changements réels ont lieu. Comme les hommes devaient partir en guerre, les femmes ont été obligées de faire tourner le monde à elles seules. Toutes les questions d’autorisation ont été oubliées.

La cerise sur le gâteau concerne la loi imposant un salaire égal et un travail égal des hommes et des femmes en 1972. Cette loi n’est cependant qu’un simple texte. Dans le cadre du droit du travail, une statistique mondiale montre que les femmes touchent toujours un salaire 25 % inférieur à celui des hommes.

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