Journée de solidarité 2026 : droits et obligations

La journée de solidarité correspond à une journée de travail supplémentaire sans rémunération additionnelle pour les salariés, destinée à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap. En 2026, elle concerne la majorité des salariés du secteur privé, mais ses modalités varient selon l’entreprise : date, temps de travail concerné et organisation peuvent être fixés par accord collectif ou par l’employeur. Certaines catégories de salariés bénéficient également de règles particulières. En cas de désaccord ou de question sur vos droits, un avocat en droit du travail peut vous accompagner.

Journée de solidarité 2025 droits et obligations

En quoi consiste la journée de la solidarité ?

Chaque année, les entreprises doivent organiser une journée de solidarité. Elle concerne à la fois les employeurs et les salariés, et poursuit un objectif clair : favoriser l’autonomie des personnes âgées et handicapées.

Mais que recouvre-t-elle concrètement ?

La journée de solidarité est un jour travaillé sans rémunération supplémentaire. Les sommes ainsi “économisées” par l’absence de rémunération, ajoutées à la contribution patronale spécifique (la CSA, ou Contribution Solidarité Autonomie), alimentent un fonds dédié à la perte d’autonomie.

L’article L3133-7 du Code du travail en donne la définition juridique :

Une journée de travail supplémentaire non rémunérée est effectuée chaque année […] pour financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées

Ainsi, pour les salariés concernés, il s’agit d’une journée de travail normale, sans majoration de salaire. En d’autres termes, ils effectuent sept heures de travail au titre de la journée de solidarité, sans rémunération supplémentaire. Le plus souvent, elle prend place lors d’un jour férié habituellement chômé autre que le 1er mai, comme le lundi de Pâques ou le lundi de Pentecôte. Toutefois, elle peut aussi être fixée sur un jour de RTT ou selon toute autre modalité permettant d’accomplir sept heures précédemment non travaillées. L’employeur peut également en fixer les modalités à défaut d’accord, à condition de respecter les règles applicables.

La journée de solidarité 2026 aura lieu, pour beaucoup d’entreprises, le lundi de Pentecôte, c’est-à-dire le 25 mai.

À noter :
La journée de la solidarité concerne tous les salariés travaillant dans le secteur privé, les travailleurs agricoles et ceux de la fonction publique. Même les salariés mineurs peuvent prendre part à l’action, sauf si la journée désignée tombe un jour férié. En revanche, elle ne concerne pas les travailleurs indépendants non-salariés.
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Journée de la solidarité : qu’en est-il du paiement ?

Même si l’entreprise choisit un jour férié, les salariés doivent travailler. En principe, aucune rémunération supplémentaire n’est versée.

Cela dit, plusieurs cas de figure existent :

  • Pour les salariés mensualisés à temps plein, si les 7 heures n’excèdent pas le temps légal de travail, elles ne sont pas rémunérées en plus.
  • En revanche, les salariés à temps partiel effectuent cette journée au prorata de leur temps de travail (ex : 3h30 pour un mi-temps).
  • Quant aux intérimaires ou non-mensualisés, ils sont rémunérés pour cette journée, car la loi ne permet pas qu’ils travaillent gratuitement dans ce cadre.

Un point essentiel : les heures réalisées dans le cadre de cette journée ne doivent pas être comptabilisées dans le contingent annuel d’heures supplémentaires ou complémentaires.

Important :
En contrepartie de la journée de la solidarité, les salariés n’ont pas le droit de demander un jour de repos. Il existe aussi des rémunérations qui sont déterminées en fonction du nombre annuel de jours de travail. Dans ce cas-ci, la limite des heures supplémentaires à réaliser durant cette journée doit correspondre à la valeur d’une journée de travail. Pour finir, le cas des salariés non mensualisés comme les intérimaires constitue une exception. Ils doivent participer à cette action, mais ils sont rémunérés pour le travail accompli.

Journée de la solidarité : refus de participation

Dans la majorité des cas, non. Pour les salariés du secteur privé, la journée de solidarité est assimilée à un jour de travail ordinaire.

En cas de refus injustifié :

  • Une retenue sur salaire peut être appliquée ;
  • Des sanctions disciplinaires sont possibles, voire un licenciement si le refus est répété ou non motivé.

Mais il existe des exceptions :

  • Le salarié peut refuser s’il est à temps partiel et que la journée ne correspond pas à ses horaires habituels.
  • Il peut également faire valoir des obligations familiales ou universitaires. Dans ce cas, l’absence ne peut pas être sanctionnée.

Si le salarié ne souhaite pas participer à cette journée, il existe tout de même une échappatoire. Il peut poser une demande de congé payé ou de jour RTT. La suite dépend totalement de l’employeur puisqu’il est libre de la refuser ou de l’accepter. Il est également possible de fractionner en heures la journée de solidarité. Un salarié à temps complet doit juste remplir les sept heures supplémentaires prévues.

Bon à savoir :
Les employeurs n’ont pas le droit d’obliger les salariés à prendre un jour de congé payé durant la journée de solidarité.

Journée de la solidarité : le cas d’un salarié qui change d’employeur

Au cours d’une année, il arrive fréquemment qu’un salarié change d’emploi. Ce changement de situation implique un nouvel employeur, de nouvelles conditions de travail et cotisations. Souvent, l’employé concerné se demande s’il doit effectuer deux journées de solidarité.

La réponse est non. La loi prévoit qu’une journée suffit, même si le salarié change d’entreprise.

Mais attention :

  • Le nouvel employeur peut proposer une journée de solidarité, mais sans l’imposer.
  • Si le salarié accepte, les heures effectuées doivent être payées et compenser par un repos équivalent.
  • S’il refuse, il ne peut être sanctionné. Ce n’est pas un acte d’insubordination.
À retenir :
Les heures effectuées sont comptabilisées sur le contingent annuel d’heures supplémentaires, si l’employé accepte la demande de son nouvel employeur alors qu’il a déjà participé à une journée de solidarité.

Comment un avocat peut-il vous aider pour la journée de solidarité ?

Difficile parfois de s’y retrouver entre obligations légales, exceptions et risques de sanctions. C’est justement là qu’un avocat peut faire toute la différence. Son rôle ? Vous aider à y voir clair et faire respecter vos droits. Voici ce qu’il peut concrètement faire pour vous :

  • Vérification de vos obligations légales : L’avocat analyse si la journée de solidarité imposée respecte les règles en vigueur (date, modalités, temps de travail, statut du salarié).
  • Appui en cas de désaccord ou de refus : Il défend vos droits si vous êtes sanctionné à tort pour avoir refusé la journée (temps partiel hors horaires, obligations personnelles, etc.).
  • Assistance lors d’un changement d’employeur : L’avocat vous conseille si l’on vous demande une deuxième journée de solidarité, alors que vous l’avez déjà effectuée ailleurs dans l’année.
  • Sécurisation des pratiques de l’employeur : Pour les employeurs, il s’assure que l’organisation de la journée respecte le droit du travail, évite les litiges et protège l’entreprise en cas de contestation.

Pour résumer, la journée de solidarité destinée à aider les personnes âgées et handicapées concerne les employeurs et les salariés. En cas de refus par un employé ou d’abus de la part d’un employeur, vous pouvez contacter un avocat du droit du travail pour découvrir vos droits.

FAQ

La journée de solidarité peut-elle être fractionnée ?

Oui. La journée de solidarité peut être répartie en plusieurs heures travaillées à différents moments de l’année, à condition que cela corresponde au total de 7 heures pour un salarié à temps plein.

Un salarié en arrêt maladie doit-il rattraper la journée de solidarité ?

Non. Un salarié absent pour maladie, accident du travail ou congé maternité pendant la journée de solidarité n’a pas à effectuer de rattrapage spécifique.

La journée de solidarité concerne-t-elle les salariés en télétravail ?

Oui. Les salariés en télétravail sont soumis aux mêmes obligations que les autres salariés concernant la journée de solidarité.

La journée de solidarité peut-elle être fixée un samedi ?

Oui, si cela respecte le contrat de travail, la convention collective applicable et les règles sur le repos des salariés.

Les apprentis sont-ils concernés par la journée de solidarité ?

Oui. Les apprentis et salariés en contrat de professionnalisation doivent également effectuer la journée de solidarité, sauf exceptions applicables aux salariés mineurs les jours fériés.

POINTS CLÉS À RETENIR

  • La journée de solidarité finance l’autonomie des personnes âgées et handicapées via une journée de travail non rémunérée.
  • Elle concerne tous les salariés, sauf les indépendants et certains mineurs en jour férié.
  • L’employeur choisit librement la date, souvent un jour férié, un RTT ou un jour de repos.
  • En principe, les 7 heures ne sont pas payées en plus, sauf pour les intérimaires et non-mensualisés.
  • Les salariés à temps partiel effectuent la journée au prorata de leur contrat.
  • Un refus injustifié peut entraîner sanction, mais des motifs personnels ou d’horaires peuvent justifier une absence.
  • Un salarié n’est tenu d’effectuer qu’une seule journée de solidarité par an.
  • Un avocat peut vous aider à faire respecter vos droits ou sécuriser les obligations de votre entreprise.

Historique de l’article

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22/05/2026 - Mise à jour par L’équipe Justifit
05/06/2025 - Mise à jour par L’équipe Justifit
15/04/2021 - Création de l’article par L’équipe Justifit
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