La Pentecôte a lieu un Dimanche entre la fin du mois de Mai et le début du mois de Juin, traditionnellement suivi d’un lundi férie : le lundi de Pentecôte.
A l’origine, le dimanche de Pentecôte célèbre un épisode religieux essentiel pour les chrétiens à l’effigie de l’arrivée du Saint-Esprit.
Pour encore beaucoup d’entre nous, le weekend de la Pentecôte reste une période encore méconnue et perdue au milieu de notre calendrier.
?Jean-Pierre Raffarin, premier ministre de Jacques Chirac ayant pour objectif de supprimer un jour férié en faveur de l’autonomie des personnes âgées et handicapées avait ainsi rendu le lundi de Pentecôte synonyme de journée solidaire. La révélation lui vint en 2003, suite à une canicule causant le décès de 15 000 personnes, pour la plupart des personnes âgées.
Cependant, le fait de travailler gratuitement un jour férié a rapidement été contesté sur le terrain social. C’est en 2008 que la journée de solidarité se voit finalement être désolidarisée. Le Lundi de Pentecôte redevient alors une journée fériée en France.
Accroché au principe de solidarité, la journée de solidarité reste tout de même toujours en vigueur en 2016. De multiples questions se posent alors : devons-nous travailler ? Si oui, qui et sous quelles conditions ?
Suite au sondage réalisé en 2016 par Randstad, seulement 3 salariés sur 10 iront à l’usine ou au bureau lors du Lundi de Pentecôte.
La journée de solidarité concerne aujourd’hui tous les salariés, à l’exception des stagiaires. Ceux-ci ne sont en aucun cas soumis au droit commun du code du travail et notamment à la législation sur la journée de solidarité.
De ce fait, la présence de stagiaire se doit d’être préalablement prévue dans leur convention de stage.
Concernant les salariés, ils se doivent de fournir l’équivalent d’une journée de travail dans l’année soit 7 heures sans pour autant être rémunérés. En contrepartie des salaires non payés cette journée-là, l’employeur se doit de verser la « contribution solidarité autonomie » (CSA) qui représente 0,3 % de la masse salariale à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNDA). Qu’il s’agisse alors du secteur privé ou public, les salariés français continuent de voir chaque année leur salaire annuel amputé d’une journée de travail. Il est tout à fait possible de lui faire prendre d’autres formes, comme un jour de congé ou de RTT en moins.
Pour la part revenant aux personnes handicapées, 632 millions ont été versés aux conseils départementaux pour le financement de la prestation de compensation du handicap (PCH), 340 millions ont été distribués aux établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes en situation de handicap.
[