Au moment de l’’inscription du « sexe » d’’une personne, deux possibilités sont proposées : homme ou femme. En cas d’impossibilité de rattacher une personne à tel ou tel sexe, un statut intermédiaire est alors possible : la mention « neutre »

Ni homme, ni femme

C’’est une première en Europe : Le tribunal de grande instance de Tours a décidé le 20 août 2015 que l’’état civil d’un habitant de Tours de 65 ans, devait être rectifié et désormais obtenir la « mention neutre ».
Cette personne est née avec des attributs féminins et masculins. En effet son corps ne produit pas d’’hormone sexuelle, il n’’a pas de testicules ni d’’ovaires mais présente un « micro-pénis » et un « vagin rudimentaire ». Dès sa naissance, cette personne a été mise dans la case masculine : « A l’’adolescence, j’’ai compris que je n’’étais pas un garçon. Je n’’avais pas de barbe, mes muscles ne se renforçaient pas » confie-t-il au quotidien 20 Minutes.

Un troisième sexe ?

Les termes de « neutre », « troisième sexe » ou « troisième genre » peuvent être utilisés pour :
– Un individu possédant des attributs à la fois d’’homme et de femme,
– Un individu ne possédant ni des attributs de femme, ni d’’homme,
– Un individu appartenant à une catégorie sociale dans des sociétés dont la culture connait trois genres ou plus.
Il n’’est pas question d’’un nouveau genre découvert, mais plutôt ce que l’’on appel hermaphrodite, c’est-à-dire une appartenance simultanée aux deux sexes.

Une procédure déjà mise en place outre-Rhin

En Allemagne, les personnes de sexe «indéterminé» peuvent changer de sexe entre féminin et masculin au cours de leur vie, soit même garder le sexe «indéterminé».