Assurance retraite 2026 : ce que vous devez savoir

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La question de la retraite concerne tous les travailleurs français. En effet, elle détermine la pension perçue une fois l’âge légal de la retraite atteint. Néanmoins, un actif peut anticiper ce départ. Pour plus de renseignements sur les conditions à respecter pour la retraite anticipée, veuillez consulter un avocat en droit de la sécurité sociale ou un avocat en droit du travail. Il existe plusieurs régimes de retraite. Qu’est-ce que l’assurance retraite ? Comment les régimes de retraite fonctionnent-ils ?

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À RETENIR : Comment faire pour accéder à l’Assurance retraite ?

Pour accéder à l’Assurance retraite en France, l’affiliation à un régime de retraite se fait automatiquement en fonction du statut professionnel (salarié, indépendant, fonctionnaire). Les cotisations sont prélevées sur les revenus tout au long de la carrière et versées à une caisse de retraite. Pour suivre et gérer ses droits, il suffit de créer un espace personnel sur le site officiel  lassuranceretraite.fr en utilisant FranceConnect, qui permet une connexion sécurisée via des identifiants existants, tels que ceux des impôts ou de la sécurité sociale.

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Qu’est-ce que l’assurance retraite ?

Selon le dernier Panorama des retraites publié par la DREES (édition 2025), à la fin de l’année 2023, la France comptait environ 17,2 millions de retraités bénéficiant d’une pension de droit direct, soit une hausse d’environ 1,3 % par rapport à l’année précédente. L’âge moyen de départ en retraite était alors de 62 ans et 8 mois, avec une légère hausse par rapport aux années précédentes.

L’assurance retraite a pour objectif d’assurer un revenu aux travailleurs, une fois qu’ils sont à la retraite. Elle a été créée en 1945, avec la naissance de la Sécurité sociale. Trois principaux régimes sont disponibles, en fonction de la catégorie du travailleur :

  • Le régime pour les employés du secteur privé ;
  • Le régime pour les travailleurs indépendants ;
  • Le régime spécial pour certaines professions spécifiques (fonctionnaires, personnels hospitaliers, etc.)..

Chaque régime comprend une assurance de base et une ou plusieurs assurances complémentaires. Les travailleurs peuvent également souscrire à un régime de retraite supplémentaire pour améliorer leur revenu à la retraite.

Bon à savoir :
En plus des assurances retraite, les travailleurs peuvent souscrire à un plan d’épargne retraite (PER). Le PER offre quelques avantages, dont la possibilité de récupération du capital en cas d’urgence.

L’assurance retraite de base

La retraite de base, aussi appelée assurance retraite de base, est obligatoire pour tous les travailleurs. Pendant leur vie active, ils cotisent à un régime de retraite afin de se constituer des droits. Une pension de retraite leur est ensuite versée lorsqu’ils cessent leur activité. Ce système repose sur le principe de solidarité intergénérationnelle : les cotisations des actifs financent les pensions des retraités.

En France, la gestion de la retraite de base varie selon le statut professionnel :

  • Les salariés du secteur privé relèvent du régime général, géré par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), avec un accompagnement assuré localement par les CARSAT ou les CGSS.
  • Les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales hors régimes autonomes) sont affiliés au régime général pour leur retraite de base, également géré par l’Assurance retraite (CNAV), depuis l’intégration de la Sécurité sociale des indépendants.
  • Les salariés et exploitants agricoles cotisent auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA), qui gère leur retraite de base.
  • Les fonctionnaires relèvent de régimes spécifiques : le Service des retraites de l’État (SRE) pour les fonctionnaires civils et militaires de l’État, et la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) pour les agents territoriaux et hospitaliers.

Les pensions de retraite de base ont été revalorisées de 0,9 % au 1er janvier 2026.

Les caisses de retraite de base

Il existe de nombreuses caisses de retraite. Un travailleur doit obligatoirement être affilié à une caisse au minimum. Cette affiliation se fait automatiquement. Néanmoins, l’actif peut s’inscrire à plusieurs caisses de retraite.

Conditions pour bénéficier de la retraite de base

L’âge légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans depuis la réforme des retraites de 2023. Toutefois, partir à cet âge ne garantit pas automatiquement le bénéfice d’une retraite de base à taux plein.

Une retraite à taux plein correspond à une pension de retraite de base versée sans décote, c’est-à-dire sans réduction de son montant. Pour en bénéficier, l’assuré doit remplir certaines conditions de durée d’assurance ou d’âge.

Avant 67 ans, la retraite de base est accordée à taux plein si l’assuré justifie du nombre de trimestres d’assurance requis, lequel varie selon l’année de naissance. À défaut, une décote est appliquée, réduisant définitivement le montant de la pension.

À 67 ans, la retraite de base est automatiquement liquidée à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres validés, sans application de décote.

Certaines situations particulières permettent également de bénéficier d’une retraite de base à taux plein avant 67 ans, notamment en cas de carrière longue, de handicap, d’inaptitude au travail, d’incapacité permanente d’origine professionnelle ou dans le cadre de dispositifs spécifiques comme l’amiante, sous réserve de remplir les conditions légales.

Bon à savoir :
Dans le régime général, la retraite de base est calculée à taux plein de 50 % lorsque les conditions sont remplies.
En l’absence du nombre de trimestres requis avant 67 ans, une décote est appliquée. Dans le régime général, cette décote est en principe de 1,25 % par trimestre manquant, dans les limites prévues par la réglementation.

Comment calculer la retraite de base ?

Le calcul de la retraite de base repose sur plusieurs paramètres, notamment le salaire de référence, la durée d’assurance et le taux de liquidation. Ces éléments varient selon le statut professionnel de l’assuré.
Le tableau ci-dessous présente les principales règles applicables aux salariés du secteur privé et aux fonctionnaires :

Paramètre Salariés du secteur privé Fonctionnaires
Salaire de référence Salaire annuel moyen (SAM), calculé à partir des 25 meilleures années de rémunération, revalorisées, retenues sur l’ensemble de la carrière. Moyenne des six derniers mois de traitement indiciaire brut, hors primes et indemnités.
Taux de liquidation Taux plein fixé à 50 %, sous réserve d’avoir validé le nombre de trimestres requis selon l’année de naissance. Taux plein fixé à 75 %, sous réserve d’avoir validé la durée d’assurance requise.
Durée d’assurance Nombre de trimestres validés au cours de la carrière, tous régimes confondus. En cas de trimestres manquants avant 67 ans, une décote est appliquée. Nombre de trimestres validés, tous régimes confondus. En cas de trimestres manquants avant l’âge du taux plein automatique, une décote peut s’appliquer.
Formule de calcul Pension annuelle brute = SAM × taux de liquidation × (trimestres validés / trimestres requis) Pension annuelle brute = traitement indiciaire brut × taux de liquidation × (trimestres validés / trimestres requis)

 

Bon à savoir :
La retraite de base peut aussi être majorée, si le travailleur décide de continuer à exercer après avoir atteint l’âge légal de la retraite.

La retraite complémentaire

La retraite complémentaire vient s’ajouter à la retraite de base. Son fonctionnement et son caractère obligatoire dépendent du statut professionnel de l’assuré. Pour les salariés du secteur privé, elle constitue un complément indispensable à la pension versée par l’Assurance retraite.

Retraite complémentaire : un système basé sur des points

Pour les salariés du secteur privé, la retraite complémentaire est gérée par le régime Agirc-Arrco. Il s’agit d’un régime obligatoire et par points : les cotisations versées tout au long de la carrière sont converties en points de retraite, inscrits sur un compte individuel.

Au moment du départ à la retraite, le nombre total de points acquis est multiplié par la valeur de service du point afin de déterminer le montant annuel de la pension complémentaire. En 2026, la valeur du point Agirc-Arrco est fixée à 1,4386 €.

La pension de retraite complémentaire s’ajoute à la pension de retraite de base versée par l’Assurance retraite.

Bon à savoir :
Le montant de la retraite complémentaire peut être minoré ou majoré en fonction de l’âge de départ à la retraite et de la situation de l’assuré. Lorsque la retraite de base n’est pas liquidée à taux plein, la pension complémentaire Agirc-Arrco peut faire l’objet d’un coefficient de minoration.

Retraite complémentaire des salariés et autres catégories socioprofessionnelles

Le régime de retraite complémentaire dépend de la catégorie socioprofessionnelle du travailleur :

  • Salariés du secteur privé : affiliés au régime unifié Agirc-Arrco, commun aux cadres et non-cadres depuis le 1er janvier 2019.
  • Fonctionnaires de l’État, territoriaux et hospitaliers : affiliés à la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP).
  • Agents contractuels de droit public : affiliés à l’Ircantec.
  • Salariés et exploitants agricoles : affiliés aux régimes gérés par la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Travailleurs indépendants : affiliés, pour leur retraite complémentaire, à des régimes spécifiques selon leur activité, distincts de la Sécurité sociale des indépendants.
  • Auteurs et artistes : affiliés à l’IRCEC (Institution de retraite complémentaire de l’enseignement et de la création).

La retraite supplémentaire (ou surcomplémentaire)

La retraite supplémentaire, parfois appelée retraite surcomplémentaire, désigne des dispositifs facultatifs permettant de compléter les pensions obligatoires de retraite de base et de retraite complémentaire. Contrairement à ces dernières, elle ne constitue pas un régime légal obligatoire, mais repose sur des mécanismes d’épargne volontaire ou sur des dispositifs mis en place par l’employeur.

Avantages de la retraite supplémentaire

L’un des principaux intérêts de la retraite supplémentaire réside dans ses avantages fiscaux. Les sommes versées peuvent, sous certaines conditions, être déductibles du revenu imposable, ce qui permet de réduire la charge fiscale pendant la vie active.

Dans le cadre du Plan d’épargne retraite (PER), les plafonds de déduction varient selon le statut professionnel (salarié ou travailleur non salarié) et sont calculés en fonction des revenus et du plafond annuel de la Sécurité sociale. Ces plafonds sont réévalués chaque année par l’administration fiscale.

Ce cadre fiscal incitatif explique le recours croissant à ces dispositifs pour anticiper une baisse de revenus au moment du départ à la retraite.

Comment fonctionne la retraite supplémentaire ?

La retraite supplémentaire peut être souscrite auprès d’une banque, d’une compagnie d’assurance ou d’un organisme de prévoyance. Elle peut également être proposée par l’employeur sous la forme d’un dispositif collectif.

Les sommes versées tout au long de la carrière constituent une épargne retraite, qui peut être restituée au moment du départ à la retraite sous forme de capital, de rente viagère, ou selon une combinaison des deux, selon le contrat choisi.

On distingue principalement :

  • les dispositifs à cotisations définies, dans lesquels le montant de la retraite dépend des sommes versées et de leur rendement ;
  • plus rarement, des dispositifs à prestations définies, où le niveau de la pension est fixé à l’avance, sous réserve de conditions strictes.
À noter :
La loi PACTE a simplifié le système de retraite supplémentaire en remplaçant les anciens contrats comme le PERP et le contrat Madelin par un PER unique, qui s’adapte aussi bien aux salariés qu’aux indépendants. Depuis 2024, le PER continue de gagner en popularité, avec des avantages fiscaux attractifs.

Dans quelles situations un avocat peut-il intervenir dans le cadre de l’assurance retraite ?

Un avocat en droit de la sécurité sociale peut fournir un soutien précieux, aussi bien en matière de conseil juridique que de représentation en cas de litige lié aux droits à la retraite. Voici comment il peut aider :

  • Un avocat peut conseiller sur les conditions de retraite anticipée et les spécificités des différents régimes de retraite.
  • Il peut intervenir en cas de litiges relatifs aux droits à la retraite, notamment pour contester les pensions ou les trimestres validés.
  • Il veille à la conformité des entreprises avec la réglementation des retraites, en particulier après les réformes récentes.

Pour conclure, L’assurance retraite se divise en trois niveaux : la retraite de base, la retraite complémentaire et la retraite supplémentaire. Bien que les régimes de base et complémentaire soient obligatoires, il est conseillé d’envisager la retraite supplémentaire pour pallier les baisses possibles des pensions, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux.

POINTS CLÉS À RETENIR :

  • L’affiliation à un régime de retraite est automatique et dépend du statut professionnel : salarié, travailleur indépendant ou fonctionnaire.
  • Chaque assuré peut suivre et gérer ses droits à la retraite en créant un compte personnel sur lassuranceretraite.fr, via FranceConnect.
  • L’assurance retraite vise à garantir un revenu après la vie active grâce à un système contributif fondé sur la solidarité.
  • Le système de retraite français comprend plusieurs régimes, organisés notamment autour du régime général et de régimes spécifiques selon la catégorie professionnelle.
  • La retraite de base est obligatoire et repose sur un principe de solidarité intergénérationnelle, les cotisations des actifs finançant les pensions des retraités.
  • Les pensions de retraite de base ont été revalorisées de 0,9 % au 1er janvier 2026.
  • L’âge légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans, avec des possibilités de départ anticipé dans certaines situations (carrière longue, handicap, incapacité).
  • Pour bénéficier d’une retraite de base sans décote avant 67 ans, un assuré doit avoir validé le nombre de trimestres requis en fonction de son année de naissance.
  • La retraite complémentaire est obligatoire pour les salariés du secteur privé et fonctionne principalement selon un système de points acquis par les cotisations.
  • Poursuivre une activité après l’âge légal peut permettre d’augmenter le montant de la retraite de base, et, selon les règles applicables, d’influer sur la retraite complémentaire.
  • La retraite supplémentaire, facultative, permet de compléter les pensions obligatoires et d’optimiser ses revenus futurs, notamment par le biais du Plan d’épargne retraite (PER).
  • En cas de difficulté ou de contestation, un avocat en droit de la sécurité sociale peut accompagner l’assuré pour défendre ses droits ou sécuriser sa situation.

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