Vous êtes victime de souffrance au travail ? Rassurez-vous, il existe plusieurs solutions à ce problème. Vers les années 90, le climat au travail en France a radicalement changé. En effet, face à une demande toujours grandissante, les travailleurs acceptent de plus en plus de pression de la part de leur employeur par peur de perdre leurs emplois. De plus, pour les inciter à démissionner, les entreprises optent le plus souvent pour le harcèlement moral. Néanmoins, il est possible d’entamer une procédure judiciaire de résiliation de contrat. Pour connaître vos droits en tant que salarié, il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit du travail. Quelles sont les voies de recours d’un salarié en cas de souffrance au travail ? Qu’est-ce que la souffrance au travail ? Qui contacter en cas de souffrance au travail ? Comment lutter contre la souffrance au travail ?

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À RETENIR : Quelle solution pour le salarié face à sa souffrance au travail ?
Face à sa souffrance au travail, le salarié doit en informer son employeur par écrit ou alerter le CSE et consulter le médecin du travail. En cas d’échec de ces tentatives, la saisine du Conseil de prud’hommes est envisageable.

Pour obtenir plus d’informations sur ces recours, lisez ce qui suit.

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Qu’est-ce que la souffrance au travail ?

Pour connaître les solutions envisageables en cas de souffrance au travail, il est nécessaire de donner sa définition générale.

La souffrance au travail est définie comme une souffrance mentale engendrée par l’environnement de travail ou le travail même. Elle est le plus souvent causée par une forte pression liée à une demande trop élevée, un déséquilibre entre les rémunérations ou encore une perte de sens au travail. 

Vous trouverez ci-dessous la liste des cas de souffrance au travail les plus fréquents :

  • Le stress chronique qui concerne principalement les employés travaillant avec plusieurs contraintes environnementales ;
  • L’épuisement professionnel causé par une longue exposition à des situations exigeantes sur le plan émotionnel ;
  • Le harcèlement moral.

Afin de garantir le bien-être au travail, il est important de rester vigilant face aux symptômes cités dans la liste suivante :

  • La démotivation croissante ;
  • Le désinvestissement ;
  • L’absentéisme ;
  • La douleur morale.
Bon à savoir :
Le harcèlement moral est la forme de souffrance au travail la plus répandue. Il est lourdement sanctionné par la loi pénale. En effet, l’auteur des faits et l’employeur risquent une peine d’emprisonnement.

Points clés à retenir :

  • La souffrance au travail regroupe tous les types de souffrance engendrés par l’environnement de travail ou le travail même ;
  • Il en existe 3 principales formes : le stress chronique, l’épuisement professionnel et le harcèlement moral.

Qui contacter en cas de souffrance au travail ?

Le salarié victime d’une souffrance au travail dispose de plusieurs recours. Néanmoins, avant de les entamer, il doit réaliser un historique de la situation par écrit en mentionnant les informations de cette liste :

  • La date d’entrée dans la société ;
  • Le moment où la situation s’est dégradée ;
  • Les faits ;
  • Les éventuels témoins.

Informer l’employeur

La souffrance au travail concerne souvent un seul travailleur. Dans ce cas, ce dernier doit en informer son employeur. Il est recommandé d’acter le problème par e-mail ou un courrier, car seuls les écrits peuvent constituer des preuves en cas de litige. L’employeur doit y répondre et réagir en cas de besoin.

Consulter le médecin du travail

En cas de souffrance au travail, le salarié n’a pas besoin d’attendre sa prochaine visite médicale obligatoire pour évoquer le sujet au médecin du travail. Il peut tout de suite le contacter s’il en ressent le besoin. Le médecin du travail est apte à diagnostiquer la souffrance au travail afin d’éviter l’altération de la santé du salarié du fait de son travail. Ensuite, il peut l’orienter médicalement et prescrire une consultation en psychopathologie du travail. Toutefois, il ne peut pas remettre un arrêt de travail qui relève de la compétence du médecin traitant du travailleur. Les coordonnées du médecin du travail figurent sur l’attestation délivrée à l’issue de la visite médicale d’embauche. Elles sont également consultables à l’inspection du travail et sur le lieu de travail. Le médecin du travail doit respecter le secret médical. Cependant, il peut faire état du problème dans la société sans dévoiler l’identité de la personne concernée.

Alerter le Comité social et économique

Le Comité social et économique (CSE) a pour rôle de contribuer à la protection de la sécurité ainsi que de la santé physique et mentale des travailleurs d’une entreprise. Ainsi, il dispose d’un droit d’alerte en cas de souffrance d’un salarié au travail. S’il constate l’existence d’un danger imminent et grave, il doit alerter immédiatement l’employeur. Ce dernier doit réagir en demandant de faire cesser les agissements à l’origine de la souffrance au travail ou d’engager une enquête. Si l’employeur ne fait rien, une action prud’homale peut être intentée.

Saisir le Conseil de prud’hommes

La saisine du Conseil de prud’hommes doit être réalisée en dernier recours. Elle consiste à demander la résiliation judiciaire du contrat de travail en invoquant que l’employeur a gravement manqué à son obligation contractuelle.

Points clés à retenir :

  • En cas de souffrance au travail, le salarié doit d’abord en informer l’employeur par écrit ou alerter le CSE et contacter le médecin du travail pour qu’il diagnostique le problème ;
  • Si ces tentatives échouent, le travailleur peut saisir le Conseil de prud’hommes.

Comment lutter contre la souffrance au travail ?

L’employeur a plusieurs obligations pour assurer la sécurité et la santé des salariés et prévenir ainsi la souffrance au travail. Vous trouverez ci-dessous leur liste :

  • Poser les règles permettant d’anticiper les risques psychosociaux au sein de l’entreprise dans le règlement intérieur et le document unique d’évaluation des risques ;
  • Veiller au respect des visites périodiques et de la visite d’information et de prévention qui permettent au professionnel de santé d’interroger les travailleurs sur leur état de santé et de les orienter vers le médecin du travail en cas de besoin ;
  • S’assurer que les salariés ne soient pas en surcharge de travail.

Outre ces obligations, l’employeur doit savoir identifier les signes du mal-être au travail. Ensuite, il est essentiel de communiquer avec le travailleur victime afin de comprendre les causes du problème et de prendre les mesures les mieux adaptées.

Points clés à retenir :

  • Pour lutter contre la souffrance au travail, l’employeur doit poser les règles visant à prévenir ce problème ;
  • La communication est également importante.

Pour conclure, le Code du travail prévoit plusieurs solutions pour les salariés face à la souffrance au travail. Il précise également les obligations patronales pour lutter contre ce problème.