Dans le cadre professionnel, l’agression physique devient un phénomène assez courant. Souvent confondu avec le problème de harcèlement, cet acte mérite pourtant une attention particulière. Ainsi, comment savoir si vous êtes victime d’une agression physique au travail ? Quelles sont les mesures à prendre face à l’existence de ce fléau ? Dans tous les cas, il est conseillé de demander de l’aide auprès d’un avocat spécialisé en droit du travail.
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L’agression physique au travail, que faire ?

D’une manière générale, l’agression physique n’est autre qu’une atteinte corporelle ayant pour but d’humilier ou de blesser la victime. La justice la qualifie aussi de coups et blessures volontaires portant atteinte à l’intégrité physique d’un individu. La plupart du temps, la manifestation de l’acte implique un contact physique entre le sujet et l’agresseur.
Dans le cadre du travail, l’agression physique peut se manifester entre salariés, par un tiers ou par un supérieur. Elle se présente comme une menace de mort, des bagarres ou encore une conduite violente. Ces actes sont tous considérés comme des infractions punissables par la loi. Pour prouver l’existence de l’agression physique, vous pouvez faire appel à un avocat spécialisé.

Porter plainte pour agression physique au travail

Une agression physique au travail met en cause la responsabilité ainsi que les droits de la victime, de l’employeur et de l’auteur.

  • Si vous êtes un employeur, sachez qu’il est de votre devoir de protéger vos salariés ( d’après l’article L4121-1 du Code du travail). Bien évidemment, vous êtes tenu de prouver l’existence des faits sur le lieu de travail. Si vous n’étiez pas sur place au moment de l’agression, vous avez la possibilité de recueillir des témoignages pour connaître la vérité. Quant aux sanctions disciplinaires, elles concernent notamment la mise à pied à titre conservatoire du salarié auteur de l’agression. Le licenciement sans préavis et privatif d’indemnité reste envisageable suivant la gravité de l’acte. Selon la loi, l’employeur dispose d’un délai de deux jours à partir de la connaissance des faits pour prononcer les sanctions.
  • Si vous êtes une victime de l’agression physique au travail, vous avez droit à une indemnisation. Les procédures liées à cette réparation varient en fonction des circonstances. Vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail selon la gravité de la situation. Afin de défendre vos droits, vous devez porter plainte contre votre agresseur et informer le CHST (si c’est votre employeur qui est l’auteur de l’acte). Pour ce faire, vous pouvez vous adresser à un avocat spécialiste en droit du travail. Il vous accompagnera dans toutes les démarches administratives nécessaires.
  • Quant à l’auteur d’une agression physique au travail, il encourt des sanctions pénales prévues par la loi. Si l’incapacité temporaire de travail est de moins de huit jours, voire nulle, l’agresseur doit verser une amende à la victime. Si l’ITT dépasse les huit jours, l’auteur encourt une peine d’emprisonnement de 3 ans et paye une amende de 45 000 €. Enfin, si la victime a subi une infirmité permanente ou une mutilation, la sanction applicable reste un emprisonnement de 10 ans et une amende de 160 000 €.
Bon à savoir
  • Pour les employeurs, la mise en place d’outils de prévention prévient l’apparition des agressions physiques au travail. Afin d’éviter la survenance d’un accident de travail, une bonne gestion managériale de l’équipe est indispensable.